"D’abord connu sous Cyan Dement, puis Yann Cobalt, et finalement Romeo Mortem,
l’artiste montréalais offre ici un premier album intimiste qui se démarque dans la chanson
québécoise actuelle.

Depuis son accession au sommet du palmarès de la radio universitaire CISM au printemps 2004
avec la chanson “Dans ses valises” et la sortie d’un EP du même nom, le type s’est concentré
sur sa musique pour finalement nous arriver avec un album complet cinq ans plus tard.

Le gars réapparait sous Yann Cobalt en 2008 pour offrir une dizaine de ses compositions
gratuitement sur Internet. Plusieurs d’entre elles se trouvent sur l’album, parfois sous
une nouvelle forme, alors que “Douce féroce” a maintenant trouvée une musique qui sied bien
à sa thématique vampirique.

Avec l’album “Flore [me-ka-nik]“, Romeo Mortem semble avoir enfin trouvé son propre son,
qu’il qualifie lui-même d’électro-alternatif.

Si une pièce comme “Mon corps macabre” a vraiment un enrobage électro-industriel rappelant
Nine Inch Nails, d’autres comme “Où" et “Comme un roi” offrent une pop assez accrocheuse.

Quant à la chanson “Only one”, son refrain rappelle à sa façon “Cells” du groupe “The Servants”."


- Jean-François Lusignan, Le terminus